LA MONTAGNE ME PARLE

ACCUEILACCUEIL.html
 

Pourquoi la montagne ? Je n’ai pas de réponse précise. J’ai toujours eu plusieurs passions, la moto, l’informatique, la lecture et surtout la montagne. Je pense que certaines passions font naître une sorte de motivation qui nous aide mentalement dans la vie de tous les jours, pour mieux accepter certaines choses ou évènements, pour  se sentir bien dans son corps comme dans sa tête. Il est vrai qu’au fil du temps, ces passions peuvent faiblir en intensité alors que quelques temps auparavant elles étaient en pleine expansion. Toujours plus, toujours plus haut et toujours plus loin, connaître ses limites physiques et mentales en étant toujours en accord avec soi même. Et on pouvait en profiter allègrement.  


Ensuite, viennent les évènements, la naissance d’un enfant par exemple.  


La passion de la moto perd sa puissance. Beaucoup moins de risques dans les courbes qui peuvent être brutales voir fatales. Pourquoi continuer à piloter une moto en se disant à chaque accélération ou à chaque virage, RALENTI, pense que tu n’es pas seul.  Je considère maintenant la moto comme un second moyen de transport. J’aime toujours piloter ma moto mais comme un motard du dimanche. Dans un sens, ça m’arrange, il y a des avantages. Je ne prends plus la pluie et je fais des économies. 


L’informatique ? Je l'utilise presque tous les jours au boulot. Résultat, je n’ai même plus un pc connecté en permanence chez moi comme à une certaine époque. En plus, ça fait plaisir à Alexandrine. Il n’y a plus le ronflement des ventilateurs qui tournaient jours et nuits. Cette passion en est à sa conclusion. En plus, il manquait quand même l’ombre d’une quelconque surprise voir d’un risque ou d’une éphémère  épreuve. 


Qu’est ce qu’il reste ? La lecture et la montagne.  


La lecture, passion inaltérable  qui ne risque pas de se terminer, elle en est même à son apogée. Bien plantée sur les piolets de l’alphabet et sur les crampons de mon imagination, je m’agrippe sans peine et sans effort. A moi les revues, les romans, les histoires réelles ou les fictions, les polars, les bandes dessinées ou simplement les ingrédients sur un paquet de chips ou sur l’emballage d’une barre de chocolat. Je suis preneur à toute heure de cette stimulation encéphalique. 


Reste la montagne. Je suis grimpeur depuis peu de temps, quelques années. Il me fallait un sport qui m’apporte plaisir, sensations et adrénaline et surtout qui enrayes les prises de poids rythmées par les apéros prolongés, à base de whisky, de pâté en croûte/cornichons et de pizzas. Pas vraiment le régime "Mayo" auquel il faut s’attendre, bref marre de l’effet accordéon. J’ai bien essayé la pétanque et les échecs mais c’était physiquement limité et tout autant alcoolisé. J’ai attaqué par le VTT et la course à pieds, histoire de se mettre en forme et de reprendre goût à une activité physique et sportive digne de ce nom. Un seul ingrédient authentique, le plaisir. Physiquement et mentalement captivant, je pratique toujours régulièrement ces deux activités avec un réel enthousiasme. Mais il manque quelques condiments… Les sensations et l’adrénaline…  


Tout a commencé grâce à Alexandrine. Pourquoi, tu ne fais pas de la montagne comme d’autres ? Je pense qu’elle faisait allusion à Paulo, que je ne connaissais pas encore. Aussitôt dit, aussitôt fait. Inscription au club alpin de l’Ain à Bourg en Bresse dans la même semaine. Première soirée au mur de Saint-Roch. Je viens seul sans compagnon de cordée. Il règne une superbe ambiance, assez chaleureuse même. La respiration des grimpeurs sur des passages athlétiques se fait entendre malgré les cris d’une équipe de baskets qui s’entraîne aussi dans cette salle. En fait, c’est l’entraîneur qui stimule ses joueurs, dans un mécontentement visible. Je suis immédiatement dans le bain et à l’aise. Je découvre un monde nouveau, celui de la grimpe. 


Plusieurs cordées m’assaillent gentiment et m’indiquent le mur de chauffe. 30 minutes et plusieurs allées et retours sur ce mur et me voilà prêt. J’ai bouquiné les principaux nœuds et notamment le double 8. Je me souviens n’avoir eu aucun mal à intégrer une cordée. Il était deux, nous voilà trois. En bon élève, je profite des conseils qu’ils me prodiguent.  Je les utilise toujours. Ils sont chevronnés et me proposent à ma deuxième visite au mur, une sortie via ferrata. Enfin, j’y suis, du réel, du concret… 


Viens ensuite l’enchaînement avec plusieurs sorties en escalade, cascade de glace, via ferrata et surtout le mont aiguille avec mon premier rappel (souvenir indélébile). Je devrais dire le second, le premier je l'ai fait en salle. Tout s’accélère ensuite avec la rencontre de Paulo. On commence par une petite via ferrata, histoire de faire connaissance et apprécier nos capacités. La confiance et l’autonomie sont essentielles en montagne.  Ne pas en tenir compte peut engendrer des situations dangereuses voir des issues dramatiques. Je lui explique la base de l’escalade et lui de l’alpinisme. On se complète franchement. Depuis, il reste l’un de mes compagnons de cordée le plus sur et le plus convaincu  que ce n’est que plaisir, sensation et adrénaline, le tout agréablement mixé à la beauté de la montagne, de sa flore et de sa faune, de ses secrets et de ses dangers cachés. 


Avez-vous déjà ressenti ce besoin de liberté ? Cette sensation, vous ne pouvez la trouver sur une plage bondée de la côte d’azur mais plutôt dans les coins isolés et désolés qu’offre la montagne. Ces parties sauvages et désertées par une partie de la population dans lesquelles, les amoureux de la montagne aiment se croiser, au détour d’un sentier ou d’une vire. 


Avez-vous déjà ressenti une brusque montée d’adrénaline ? Elle est embusquée, pelotonnée dans nos corps, tranquillement blottie et repliée sur elle-même, n’attendant qu’une excuse, qu’un motif pour pouvoir s’extérioriser. La fatigue, l’impression de ne plus avancer sur ce mur de pierre ou de glace, une soudaine peur du vide ou simplement une prise de conscience, qu’est ce que je fais là au lieu d’être chez moi avec ma famille, sont autant de motivations pour elle, pour cette adrénaline. Les pieds qui refusent de monter, les bras qui s’interdisent de s’élever, les jambes qui commencent à trembloter, les premiers signes. Elle se réveille et surgi enfin de sa cache. Cette adrénaline est parfois salvatrice dans les premiers instants. Le cerveau de l’être humain réagit instinctivement. Le grimpeur pense à sa survie et à éviter une chute vertigineuse. Miracle, les muscles se remettent à fonctionner. La pensée se focalise sur un point, continuer à progresser, sortir de cette impasse psychologique tétanisante. Se mettre à l’abri. L’adrénaline est une des nombreuses sensations que la montagne peut apporter. 


La passion de la montagne reste encrée en soi. Elle est magique. Elle n’est pas lassante, monotone ou ennuyeuse. C’est un pur concentré de beauté, d’exaltation, d’inspirations et d’engouements, de savoir être et de savoir vivre. Une harmonie parfaite entre le corps et l’esprit. C’est le lieu idéal pour partager ses émotions avec les autres, avec ceux qui partagent avec nous ce besoin d’atteindre des sommets. 

Voila pourquoi je préfère la montagne à toutes mes autres passions. 


Je m’adresse a ceux qui ne connaissent pas la montagne. Lancez vous, juste une fois… pas de déception possible pour les passionnés de bien être ou ceux qui le recherche. 

     

   Ce site, je l'ai créé aussi bien pour moi que pour vous.....

 

   Daniel ALVES.